Journal de lecture #4 – lectures d’été

Convaincue par l’expérience de l’année dernière, cet été encore j’ai élaboré une petite liste de lectures.

Loin de mon rythme habituel, en vacances, je peux passer des journées entières à lire, alors j’ai tendance à prévoir beaucoup trop de lectures. Mais pour une fois, j’ai été plutôt raisonnable ; je n’avais emporté que 9 livres pour 3 semaines. Ceux-ci me promettaient un programme varié avec des aventures locales, des récits de voyage, des moments de douceur et des plongées dans la campagne anglaise, un environnement que j’aime beaucoup.

Finalement, je n’ai pas tout à fait lu ce qu’il y avait sur ma liste, d’autres livres se sont rajoutés, je n’ai pas eu le temps pour certains, mais je suis ravie de mes lectures, et c’est bien le principal.

Des lectures locales

Requiem à Donibane / Estouffade à Guéthary
Jacques Garay

Le journaliste Xanti Sopuerta a le chic pour se trouver au bon endroit au bon moment. Que ce soit l’assassinat de l’héritière d’une grande famille en pleine Messe des Corsaires ou celui d’un grand chef en plein tournage d’une émission à succès, il est au cœur de l’enquête. Collaborer avec la police et écouter les commérages lui est d’une grande pour percer les mystères de ces meurtres qu’il rapporte fidèlement à ses lecteurs.

Désillusion pour ces deux polars que je désirais pourtant lire depuis longtemps.
Si la découverte de traditions basques est bien au rendez-vous, le style m’a pesé. 15 métaphores par phrase c’est trop ! J’exagère, mais j’ai eu le sentiment qu’une fois une bonne formule trouvée, l’auteur ne la lâche plus. À cela s’ajoute des dialogues manquant de naturel et je n’avais qu’une hâte, mettre fin à ses lectures au plus vite.>

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Coup de mer
Caroline Lugat

Sous le règne de Louis XIV, Joannis est harponneur sur un baleinier. Alors qu’une guerre contre l’Espagne est sur le point d’éclater, il est recruté pour devenir corsaire. Mais peu avant le départ, plusieurs actes de sabotage menacent son capitaine et son bateau.

Une lecture imprévue qui se révèle être une bonne surprise car je l’ai beaucoup aimé. Elle correspond parfaitement à ce que j’attends du roman historique régional. En effet, j’ai trouvé le XVIIème siècle parfaitement retranscrit, les descriptions m’ont permis de voir autrement des villes que je connais bien, le lexique étudié sonnait juste sans être trop alambiqué et j’ai beaucoup appris sur les us locaux de l’époque aussi bien sur terre que sur mer. Enfin, l’enquête apportait une touche de suspense agréable et j’étais surprise par le fin mot de l’histoire.

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Du voyage et des moments de douceur

Mes saisons en enfer
Martha Gellhorn

Reporter de guerre, Martha Gellhorn a parcouru le monde, et parfois le voyage s’est transformé en cauchemar. En Chine pour couvrir le conflit sino-japonais, aux Caraïbes à la recherche d’U-Boats nazis, en Russie aux côtés d’opposants au régime soviétique et à Eilat pour se baigner dans la mer rouge, elle raconte ses cinq plus mauvais souvenirs.

Des récits très intéressants qui permettent de découvrir une femme remarquable. Avec un sacré talent narratif, Martha Gellhorn nous embarque avec elle dans ces périples qu’on ne lui envie pas. Sarcastique et surtout d’une grande franchise, elle ne cache rien du dégoût que lui inspire certaines situations, de son incapacité à s’accommoder de l’inconfort, du manque d’hygiène. En un sens, c’est aussi rassurant de voir que tous les voyages ne sont pas toujours idylliques.

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♥ Il est grand temps de rallumer les étoiles
Virginie Grimaldi

Pour fuir un quotidien morose et resserrer leurs liens familiaux, Anna décide de partir à bord d’un camping-car pour un road-trip improvisé en Scandinavie. Chloé, qui a tendance à craquer pour les mauvais garçons et Lily l’introvertie suivent leur mère sans trop comprendre. Le voyage leur réserve de nombreuses surprises et de belles rencontres.

Mon premier coup de cœur de l’été. Le cadre scandinave n’y est pas pour rien, j’aurais bien suivi Anna et ses filles sur les routes d’Allemagne, du Danemark, de Suède, de Finlande et de Norvège. Les paysages époustouflants, les jolis villages préservés, la rencontre d’animaux étonnants, comment résister ? D’autant plus que le récit m’a fait osciller entre rires et émotions ; bien que cette histoire soit une bouffée de fraîcheur, emplie d’une douce folie, des sujets importants sont abordés avec justesse. Enfin, j’ai adoré me faire berner par certaines révélations.

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Ambiance So British

L’été avant la guerre
Helen Simonson

Été 1914, Beatrice Nash, ayant récemment perdu son père, arrive à Rye pour devenir professeure de latin. Sous la protection de l’excentrique Agatha Kent et de ses neveux elle se familiarise progressivement à la société locale, non sans devoir faire face à quelques embuches. Mais voilà que la guerre éclate et bouleverse le quotidien de ce coin normalement tranquille de la campagne anglaise.

Déjà dans ma liste l’été dernier, cette lecture s’est révélée être un autre coup de cœur. J’ai tout aimé. L’ambiance dans cette bourgade, sa routine, ses habitants parfois mordants et leurs manigances. Et puis, l’évocation de la guerre qui, bien que lointaine, a des répercussions pour tous. Le récit est riche en détails, de nombreux thèmes, certains même délicats, sont abordés et c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis plongée dans ces quelques 650 pages passées bien trop vite.

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La partie de chasse
Isabel Colegate

À l’automne 1913, Lord Randolph reçoit sur son domaine pour une grande partie de chasse. Tromperies et rivalités menacent le bel équilibre de l’événement jusqu’à un drame inévitable. 

Outre les descriptions de la chasse qui montrent les nombreuses traditions et convenance à respecter, j’ai particulièrement apprécié la description des personnages. Isabel Colegate brosse le portrait aussi bien des participants aristocratiques que des personnes qui gravitent autour de cette société. De ce fait, elle délaisse les clichés pour décrire aussi bien la déliquescence de certaines personnes, leur suffisance qui semble bien futile, mais aussi l’estime que d’autres peuvent susciter qu’importe le milieu dont elles sont issues. Finalement, elle décrit parfaitement la société anglaise ses mutations et ses ambiguïtés à l’aube de la Première Guerre mondiale.

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Et vous, avez-vous fait de belles lectures ces derniers mois ?

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